Aller au contenu principal
Fermer

Lycées: les cours suspendus lundi dans "400 à 500 établissements", avant "l'acte III"
information fournie par AFP 04/10/2026 à 16:56

Le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray, le 2 octobre 2026 à Paris   ( AFP / Ludovic MARIN )

Le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray, le 2 octobre 2026 à Paris ( AFP / Ludovic MARIN )

Par mesure de sécurité, les cours seront "totalement ou partiellement" suspendus dans 400 à 500 lycées lundi, à la veille d'une nouvelle journée de blocages redoutée par le gouvernement, qui se défend de faire état d'un usage disproportionné de la force, face à la colère des lycéens.

Parti mi-septembre d'un lycée de Créteil (Val-de-Marne), le mouvement des lycéens -qui réclament notamment plus de moyens humains et financiers, dénoncent les absences non remplacées de professeurs, le délabrement des bâtiments- s'est étendu à toute la France et enflammé cette semaine, marquée par une multiplication d'incidents et d'affrontements avec les forces de l'ordre.

Manifestation de lycéens à Lille le 1er octobre 2026 ( AFP / Sameer AL-DOUMY )

Manifestation de lycéens à Lille le 1er octobre 2026 ( AFP / Sameer AL-DOUMY )

Façades incendiées, professeurs agressés... Sur les 3.700 lycées du pays, "entre 400 et 500" ont du suspendre leurs cours vendredi, parce que les conditions de sécurité matérielles n'étaient "pas remplies", ou que des personnels "ont été directement visés" et "il y en aura probablement autant lundi, mais avec une reprise partielle des cours", a indiqué dimanche le ministre de l'Education Edouard Geffray, sur France 2 et France inter.

Depuis les premiers blocages, "78 personnels de l'Education nationale ont été blessés", (...) 24 établissements ont été incendiés ou saccagés" et en incluant les dégradations de logements de fonction, la facture atteint probablement "entre 20 et 30" millions d'euros, a résumé le ministre.

"Lycéens violentés"

Invité dans l'émission de débat "Franc-jeu", face au coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard, il a de nouveau accusé LFI d'avoir "incité au blocage" et favorisé la flambée de violences. Jeudi, Matignon avait estimé que le mouvement basculait vers des "violences urbaines", y voyant une "manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra-gauche".

Des lycéens manifestent à Bordeaux devant le lycée Gustave-Eiffel le 1er octobre 2026 ( AFP / ROMAIN PERROCHEAU )

Des lycéens manifestent à Bordeaux devant le lycée Gustave-Eiffel le 1er octobre 2026 ( AFP / ROMAIN PERROCHEAU )

"S'il y a quelqu'un qui est responsable de cette mobilisation, c'est vous ! Parce que cette situation, c'est la conséquence de dix années de politique macroniste, de 10.000 suppressions de postes d'enseignants, de refus de revalorisation du point d'indice des fonctionnaires" ou encore "de Parcoursup, qui génère de l'angoisse", a répliqué dimanche Manuel Bompard.

M. Bompard a "déploré" les violences mais regretté que l'exécutif "résume" le mouvement aux débordements et cherche ainsi à "éteindre" des "revendications légitimes".

Il a encore fustigé des interventions "absolument disproportionnées des forces de l'ordre". "Quand vous avez un lycéen qui perd un oeil" dans un tir de flashball, un autre "qui prend une grenade lacrymogène dans les yeux" ou "une jeune étudiante qui se fait étrangler pendant plusieurs minutes, votre devoir (...) c'est aussi d'apporter votre soutien à ces lycéens violentés", a-t-il dit.

La semaine dernière, plusieurs organisations dont le syndicat de la magistrature (SDM), la CGT ou la Ligue des droits de l'Homme avaient accusé le gouvernement et les forces de l'ordre de "réprimer" la jeunesse avec des moyens "disproportionnés" ; face à la grande "vulnérabilité" des manifestants, essentiellement des enfants", soulignait le SDM.

5.000 interpellations

Les forces de l'ordre "ne répriment pas la jeunesse" mais "protègent" élèves et étudiants désireux de "porter pacifiquement leurs revendications", a répondu dimanche le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, déplorant des "accusations graves et sans fondement".

Des étudiants manifestent à Nantes, le 2 octobre 2026 ( AFP / Sebastien Salom-Gomis )

Des étudiants manifestent à Nantes, le 2 octobre 2026 ( AFP / Sebastien Salom-Gomis )

Depuis lundi, les autorités ont dénombré plus de 5.000 interpellations, dont environ 85% de mineurs, en marge du mouvement (1.700 pour la seule journée de vendredi).

Un adolescent de 16 ans a notamment été interpellé suite à l'agression d'un enseignant à La Ciotat, aspergé d'essence. Un autre, âgé de 15 ans, soupçonné d'avoir actionné un spray enflammé sur le visage d'une passante à Marseille, a été déféré en vue de sa mise en examen pour "acte de barbarie".

Deux personnes ont aussi été placées en garde à vue à Belfort pour avoir participé au passage à tabac d'un policier, mais l'un d'eux a lui-même déposé plainte pour "tentative de meurtre", a annoncé dimanche son avocat.

Alors que "l'acte III" des lycéens, prévu mardi, inquiète une partie de la classe politique, le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a appelé dimanche enseignants, salariés et militants à les soutenir, pour que "les revendications émergent plutôt que la violence".

Les militants communistes proposeront aux organisations de jeunesse de les "aider" à "sécuriser les parcours", a-t-il dit.

6 commentaires

  • 18:29

    Le pb ne vient pas de la gauche mais de nos elites mondialistes qui sont aussi de droite , on a transformé volontairement notre jeunesse pour les besoins de l économie liberale , au nom de l intérêt de la haute finance. .. on ne veut pas de citoyens avisés mais un troupeau de moutons insatisfaits , sans repere , incultes qui consomme pour remplir le vide de leur existence .. si possible à crédit pour satisfaire les banquiers


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi (C), le 22 septembre 2026 à New York ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )
    information fournie par AFP 04.10.2026 19:58 

    Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé dimanche qu'il n'y avait pas de "solution militaire" à la guerre au Moyen-Orient, alors qu'aucun règlement diplomatique ne se dégage, plus de sept mois après le début des hostilités. Malgré la conclusion ... Lire la suite

  • Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (G) et le chancelier allemand Friedrich Merz (D) lors d'une visite du bâtiment endommagé de l'Académie des sciences de Kiev, le 4 octobre 2026  ( AFP / Tetiana DZHAFAROVA )
    information fournie par AFP 04.10.2026 19:37 

    Le chancelier allemand Friedrich Merz s'est rendu dimanche à Kiev pour apporter son soutien et une nouvelle promesse d'aide financière à l'Ukraine au moment où la capitale fait face à une recrudescence des attaques russes, qui ont visé un pont pour le quatrième ... Lire la suite

  • Présidentielle au Brésil : duel serré entre Lula et Flavio Bolsonaro
    information fournie par AFP Video 04.10.2026 18:50 

    Les Brésiliens ont voté dimanche pour le premier tour de l'élection présidentielle et le duel s'annonce serré entre le président sortant de gauche Lula et son rival conservateur Flavio Bolsonaro, un choix de société dans un pays polarisé.

  • Les locaux de SpaceX (Crédit:  / Adobe Stock)
    information fournie par Reuters 04.10.2026 18:43 

    ((Traduction automatisée par Reuters à l'aide de l'apprentissage automatique et de l'IA générative, veuillez vous référer à l'avertissement suivant: https://bit.ly/rtrsauto)) Elon Musk, directeur général de SpaceX, a annoncé dimanche qu’il allait rebaptiser la ... Lire la suite

Pages les plus populaires